Coefficient marée pêche : guide complet 2026 | Spot de Pêche

Planifie ta pêche à pied en comprenant les coefficients de marée : explications, calendrier des grandes marées et conseils pratiques pour ne rien manquer.

Qu’est-ce que le coefficient de marée ?

Le coefficient de marée est un indice sans unité (allant de 20 à 120) qui mesure l’ampleur d’une marée. Plus il est élevé, plus la différence entre la pleine mer et la basse mer est grande. Par exemple, un coefficient de 120 indique une marée exceptionnelle (équinoxe) tandis qu’un coefficient proche de 20 correspond à une morte-eau très faible. En France, ce coefficient est calculé par le SHOM au moment de la pleine mer de Brest et il s’applique ensuite à tout le littoral. Concrètement, un fort coefficient (vives-eaux) signifie une mer qui descend beaucoup, découvrant de vastes étendues de sable et de rochers. À l’inverse, un faible coefficient (mortes-eaux) entraîne une marée beaucoup plus calme et un marnage restreint.

Le coefficient est donc une information clé pour tout pêcheur à pied. Il reflète l’alignement Lune-Soleil-Terre : lors des pleines et nouvelles lunes, les astres sont alignés et leur attraction s’additionne, produisant de grandes marées (coefficient élevé). Aux quartiers de Lune (1er ou dernier), leur attraction partielle donne des marées plus faibles (coefficient bas). En résumé : coefficient élevé = grandes marées, coefficient faible = petites marées.

Où consulter les coefficients en France ?

Façades maritimes par potentiel

Sur le littoral français, l’intensité des marées varie énormément selon la région. La Manche et l’Atlantique nord (Bretagne, Normandie) connaissent les plus grands marnages de France. Par exemple, la baie du Mont-Saint-Michel affiche un marnage record (~15,5 m) lors des plus fortes marées. En Bretagne comme dans le Cotentin, la mer se retire sur plusieurs centaines de mètres à marée basse. À l’inverse, la Méditerranée est pratiquement “plate” (marnage de quelques dizaines de centimètres seulement), de sorte que les coefficients y sont sans effet notable sur la pêche à pied.

Concrètement, en Normandie/Bretagne on observe régulièrement des coefficients supérieurs à 80, voire 100 en grandes marées. Sur la côte sud (Golfe de Gascogne), l’amplitude est moindre (quelques mètres) mais reste suffisante pour dévoiler des zones intertidales importantes. En résumé : privilégie le grand Ouest pour bénéficier de coefficients élevés, tandis qu’en Méditerranée le coefficient est peu exploitable pour la pêche à pied.

Exemples de sites

RégionExemple de spotParticularité marée
NormandieMont-Saint-MichelTrès grand marnage (~15 m), coefficient atteignant 120 (marées d’équinoxe).
BretagneSaint-Malo (ou Brest)Gros coefficients, courants forts. Marées visibles sur des km de sable. Le coefficient de Brest (port de référence SHOM) s’applique ici.
Pays de la LoirePointe de l’Île de NoirmoutierCoefficients modérés (60–100), marnages de l’ordre de 6–8 m.
MéditerranéeAucune marée significativeMarnage très faible (<0,5 m), coefficient négligeable.

Ces exemples illustrent les différences régionales. Consulte les pages locales de marées (ex. BrestSaint-Malo) pour connaître les coefficients exacts selon les ports.

Quand pêcher ? Conditions idéales selon les marées

Calendrier annuel des coefficients

Les coefficients de marée suivent le cycle lunaire et les équinoxes. Les plus grandes marées (coef ≥ 100) tombent lors des pleines et nouvelles lunes autour des équinoxes de printemps et d’automne. En pratique, on observe que les coefficients culminent en mars-avril et septembre-octobre, alors qu’ils sont généralement plus faibles en été.

MoisNiveau d’activité (★-★★★)Commentaire
Janvier★★Fin de la période des équinoxes, marées encore importantes.
Février★★Toujours de vives marées en lien avec la dernière pleine lune forte.
Mars★★★ (pic)Équinoxe de printemps : grandes marées (coef proches de 120).
Avril★★Début du demi-cycle lunaire, encore de belles marées.
Mai★★Marées vives régulières, mais pas de pic particulier.
JuinSolstice d’été : coefficients plus bas (moins de 60).
JuilletMarées globalement calmes (mortes-eaux dominantes).
Août★★Léger regain en fin de mois (pleines lunes).
Septembre★★★ (pic)Équinoxe d’automne : grandes marées de vives-eaux.
Octobre★★Coefficients encore élevés en début octobre.
Novembre★★Nouvel accroissement autour des nouvelles lunes.
Décembre★★Fin d’année : marées moyennes, éloignement de l’équinoxe.

Ces étoiles donnent un ordre d’idées : par exemple, prévois ta pêche à pied idéalement au printemps ou à l’automne pour profiter des coefficients record. Lors des grandes marées (coef ≥ 100), la plage se découvre énormément, révélant plus de coquillages et crustacés.

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En revanche, lors des périodes de mortes-eaux (coef ≈ 20–45), la mer reste proche du rivage (faible marnage) et la pêche sera moins productive.

Conditions idéales (marées, météo)

Pour tirer le meilleur parti des coefficients, vérifie toujours les prévisions des marées (horaires et hauteurs) sur un calendrier officiel SHOM ou une appli fiable. Consulte la zone concernée (port de référence) pour connaître exactement le moment de la basse mer et son coefficient. Le site Les Marées note par exemple que sur les calendriers français, le coefficient est affiché au centre de chaque courbe mensuelle et que les grandes marées sont surlignées en jaune.

Au-delà du coefficient, prends en compte la météo et l’horaire de la marée : vise plutôt les sorties à marée descendante (période de découverte) et en plein jour pour mieux voir les prises. Les conditions calmes (peu de vent, ciel clair) sont idéales : un gros coefficient combiné à une tempête peut générer des courants violents ou submerger des zones habituellement sûres. Méfie-toi également de la remontée rapide de l’eau après la basse mer, surtout avec un coefficient élevé : planifie ton retour avant que la mer ne monte, pour ne pas te retrouver isolé par le flot.

Comment utiliser le coefficient : méthodes et matériel

Technique 1 – Lire un calendrier de marées

  1. Choisis ta zone de pêche (port de référence) et télécharge son calendrier de marée (par exemple sur le site SHOM ou maree.info).
  2. Repère les jours où le coefficient est élevé (idéalement ≥ 80). Ces jours-là, la plage sera plus découverte à basse mer.
  3. Note les horaires de basse et haute mer associées. Planifie d’arriver à pied deux heures avant la basse mer pour creuser et rester jusqu’à deux heures après, en suivant le retrait de la mer.
  4. Observe la courbe du calendrier : plus elle est « large », plus l’amplitude est grande (vives-eaux). Un coefficient élevé fait apparaître une courbe en monts (grand marnage), un coefficient bas la rend plate (petit marnage).

Conseil de terrain : Choisis une marée descendante avec coefficient élevé. Par exemple, les pêcheurs expérimentés attendent les coefficients autour de 70–100 pour la pêche à pied.

Technique 2 – Utiliser le cycle lunaire

  1. Identifie sur le calendrier les pleines lunes et nouvelles lunes : ce sont les moments propices aux grandes marées (vives-eaux).
  2. Note qu’en France les grandes marées (coef ≥ 100) se produisent environ deux fois par mois, toujours lors de ces phases lunaires (alignement Terre-Lune-Soleil).
  3. Connaissant ces dates, planifie ta sortie sur la plage un jour ou deux avant et après ces phases pour profiter du coefficient élevé et du retrait maximal de la mer.

Erreurs à éviter : Attention au décalage horaire local. Par exemple, si la pleine mer de Brest est à 21 h, la pleine mer correspondante à Dunkerque sera plus de 6 h plus tard. Assure-toi de toujours consulter les horaires des marées pour la ville concernée.

Matériel nécessaire

  • Calendrier/applications des marées – Papier (calendrier SHOM) ou appli mobile (SHOM, Maree.info, etc.) pour obtenir horaires et coefficients.
  • Montre ou smartphone – Pour suivre l’évolution du temps le jour même, au cas où tu tarderais sur le site.
  • Outillage de pêche à pied – Seau, pelle, tamis, bottes en caoutchouc. Ces équipements classiques restent indispensables, même si on parle « coefficient » !
  • Lampe frontale – Optionnel mais utile en cas de pêche matinale ou tardive, lorsqu’il fait encore sombre.
  • Matériel de mesure – Une canne ou un pied à coulisse (optionnel) pour mesurer les coquillages, afin de respecter les tailles minimales réglementaires (voir réglementation).

Conseil : conserve toujours plusieurs sources (site SHOM + appli + calendrier papier) pour confirmer les horaires et coefficients au jour le jour.

Réglementation associée (pêche à pied)

Le coefficient de marée lui-même n’est pas réglementé, c’est une donnée météo-naturelle. En revanche, la pêche à pied l’est. Par exemple, chaque espèce a une taille minimale à respecter (la palourde 4 cm en national, la coque 2,7 cm, etc.) et des quotas journaliers à ne pas dépasser. Les tables ci-dessous donnent quelques limites générales : consulte toujours les arrêtés préfectoraux locaux avant de partir.

EspèceTaille min. (cm)Quota typique (par personne/jour)
Palourde4,0200 unités ou ~3 kg (varie selon zone)
Coque2,7200 unités ou ~2–3 kg (selon zone)
Bigorneau (escargot)2,0150 unités (pas de poids généralement)
Crevette grise3,0500 g (poids total), selon région

⚠️ Réglementation locale : ces chiffres sont indicatifs. Vérifie toujours les arrêtés préfectoraux avant ta sortie, sur mesures officielles. Par exemple, certaines réserves naturelles interdisent toute pêche, et les dates d’ouverture peuvent varier.

Nos conseils pour réussir ta pêche à pied

  • Anticipe les grandes marées : privilégie un coefficient élevé (≥70–80) pour découvrir un maximum d’estran. Cependant, ne vise pas systématiquement le coefficient maximal : un coefficient à 120 peut remuer beaucoup de sédiments et d’algues, ce qui peut rendre la pêche impraticable dans certains secteurs. Parfois un coef modéré (80–100) est plus productif localement.
  • Surveille tes horaires : arrive toujours au moins 2 h avant la basse mer prévue et prévois de rester 2 h après. Le coefficient élevé signifie que la mer remonte vite et peut te surprendre. C’est l’erreur classique du débutant qui oublie de surveiller la remontée.
  • Équipe-toi pour le terrain : bottes étanches, gants, seau et pelle résistante… Oublie pas de prendre de l’eau et des encas. Un coefficient élevé peut impliquer de longues marches sur le sable mouillé, il faut donc être bien chaussé.
  • Prépare un plan de secours : informe un proche de ton itinéraire, et n’hésite pas à coéquipier avec un ami. En grandes marées, la zone de pêche s’étend et on peut se perdre dans l’estran. Toujours savoir où se trouve le point le plus bas du secteur (repère rocheux, jetée) et gardez en tête le temps qu’il reste avant que la mer ne vous coiffe.
  • Vérifie la réglementation : avant de creuser, assure-toi qu’il est autorisé de pêcher l’espèce visée sur ce secteur. Rappelle-toi que le coefficient est un outil de planification, mais ne dispense pas de respecter les règles locales (tailles minimales, quotas). Consulte le guide de réglementation de la pêche à pied pour bien préparer ta sortie.
  • Ne surestime pas les coefficients : un fort coefficient n’est pas synonyme de réussite garantie. Évite l’erreur du pêcheur qui se dit « plus c’est grand, mieux c’est » : au-delà d’un certain seuil, les courants brassent les fonds et l’eau peut être trouble, faisant fuir les coquillages. Apprends à connaître « ton » coefficient préféré sur chaque spot grâce à l’expérience.
  • Reste prudent et patient : la pêche à pied est un exercice de patience. Profite de la grande marée pour explorer les herbiers découverts, mais fais des pauses et ne trébuche pas sur les roches glissantes. La patience est souvent payante : creuse méthodiquement en avançant lentement vers la mer.

FAQ sur les coefficients de marée

Quel coefficient de marée est idéal pour la pêche à pied ?

Un coefficient élevé est généralement préférable. En pratique, on vise souvent un coefficient supérieur à ~70. Plus le coefficient est haut, plus la mer descend, découvrant de vastes zones de coquillages. Cela offre plus d’espace de pêche et plus de temps avant le retour de la mer. Attention toutefois : au-delà de 100, la mer remonte très vite et les courants sont forts. Consultez la page marée de votre ville nous y indiquons si c’est le bon moment pour la pêche à piedsmeilleur moment de peche à pied

Où puis-je consulter le coefficient de marée du jour ?

Vous pouvez vous rendre sur la page marée de votre ville

Quelle est la différence entre vives-eaux et mortes-eaux ?

C’est une question de puissance de la marée. Les vives-eaux se produisent quand la Lune et le Soleil sont alignés (pleine ou nouvelle lune) : l’amplitude est grande, le coefficient élevé (généralement >95). En vives-eaux, la marée descend et remonte beaucoup. Au contraire, les mortes-eaux ont lieu aux quartiers de Lune : les forces sont partiellement opposées, donnant un faible marnage (coef souvent <45). Concrètement, en mortes-eaux la plage ne se découvre que très peu et remonte doucement.

À quelle fréquence tombent les grandes marées (coef ≥100) ?

On compte généralement quelques grandes marées par an. En effet, un coefficient ≥100 apparaît à chaque pleine et nouvelle lune autour des équinoxes (printemps et automne). Par exemple, SHOM note qu’une « marée du siècle » avec coef 119 a eu lieu le 21 mars 2015. Ce genre d’événement exceptionnel revient à peu près tous les 18 ans. En temps normal, tu peux t’attendre à de grandes marées (coef proche de 100) environ 2 fois par mois pendant les périodes critiques (les autres fois, les coefficients seront un peu plus bas).

Comment reconnaître une grande marée sur le calendrier ?

Dans les calendriers de marée, les grandes marées sont facilement repérables : elles sont souvent marquées ou colorées en jaune et associées à des coefficients ≥100. Regarde la colonne « coef » : dès qu’elle affiche 100 ou plus, c’est une grande marée. Nous avons ajouté une indicateur « grande marée » pour les jours avec des grandes marées et vous pouvez également activer les alertes pour votre région sur notre page Alerte Grandes Marées